Darwin avait raison ...
L’idée de transformation, d’évolution, de développement, de changements est à l’origine associée aux êtres vivants et aux
espèces naturelles. Appliquée à l’origine aux êtres vivants, la théorie de Darwin, « l'évolution » (1859), peut être associée par analogie à l’évolution des sociétés, des cultures et surtout des
entreprises qui doivent sans cesse performer.
Comme les espèces animales, les entreprises voient le jour, croissent, se développent, se diversifient, d’autres
stagnent, sont absorbées ou meurent. Certaines s’installent durablement dans une « niche écologique », d’autres connaissent soudainement une mutation et se répandent sur des territoires nouveaux,
éliminant leurs concurrents. Parfois on assiste à une brusque innovation qui vient bouleverser un équilibre antérieur et des secteurs entiers disparaissent, d’autres émergents et deviennent
dominants.
L’entreprise a subi un premier grand bouleversement lorsque le marché s’est subitement transformé en économie de marché dès 1950 avec l’ouverture des frontières, laissant apparaître de profonds
bouleversements. La mondialisation, les pressions financières dues aux OPA et aux incidences boursières, les restructurations, les fusions acquisitions, les mutations technologiques remettent en
cause la pérennité de l’entreprise et donc sa capacité à performer. L’entreprise est de plus en plus confrontée à des problématiques de vitesse, de qualité et de gestion des coûts dans un marché
qui bouge, s’internationalise, se globalise, se standardise, se diversifie ! C’est dans cette sélection naturelle et darwinienne qu’évolue l’entreprise. La notion de changement devient un sujet
d’actualité, voire même une nécessité absolue pour permettre à l’entreprise de continuer à performer. Les entreprises n’ont pourtant pas toutes cette faculté à intégrer le changement dans leur
pratique habituelle. En effet, certaines réagissent vite aux transformations et les exploitent pour se transformer et maximiser la performance. Les autres subissent le changement et retardent les
actions nécessaires. Dès lors, deux questions se posent :
– Comment continuer à performer dans un contexte de changement perpétuel ?
– Comment mobiliser toute l’entreprise, donc les structures, les hommes, le management
et la culture afin qu’elle devienne en situation d’agilité, jouant un rôle de catalyseur de la performance ?
La crise économique que nous vivons aujourd’hui cristallise ce besoin de changement. Les entreprises doivent donc concentrer leur force pour préserver leur pérennité. Si l’on se tourne vers le
passé, cela fait près de 100 ans que les approches managériales vont et viennent. Elles ont donner naissance à un important courant de recherche qui a mis en évidence l’importance du mode de
management des projets.
Depuis les deux dernières décennies, le management stratégique des entreprises est aussi fortement influencé par le management de la qualité. Les modèles de management par la qualité totale
et les statistiques ont fleuri : le Zéro défaut, le « reengineering », le TQM (Total Quality Management) et ses déclinaisons (5S, Kaizen..), les normes ISO 9000, le management de la performance.
Les effets de mode vitrines ont sans doute influencés ces démarches engagées des entreprises.
La dernière en date est Six Sigma.